Voici quelques lignes qui retrace la vie d'une personne qui comptait beaucoup pour moi, et qui vient de partir trop vite.
ÉLIANE
Née à Louze en Haute-Marne le 29 avril 1929, tu as fait toute ta scolarité à l’école du village. Tu as commencé à travailler à la ferme familiale toute petite en allant garder les quelques vaches de l’exploitation.
La disparition prématurée de ton papa t’a beaucoup affecté et tu as dû travailler plus dur.
Tu t’es mariée le 18 janvier 1962 à Jean, fils de paysan et qui venait à vélo de Juzanvigy te faire la coure.
Tu as toujours travaillé sans rien dire, sans rien montrer, que ce soit dans la vie de tous les jours, mais aussi dans le malheur ou la maladie
Tout le monde se souvient de toi avec ton petit-gris et ton fourgon bleu qui partait sur la route de Ville au bois.
Puis, le vélo a remplacé le tracteur, car le modernisme s'est implanté à la ferme par une stabulation flambant neuve. À la fin de ta carrière en 1994, le cheptel comptait plus de trente vaches, cela montrait bien le travaille accompli par vous 2.
N’ayant pas eu d’enfants, tu as pris avec jean la décision de prendre des enfants de l’assistance publique.
Le premier arrivé est Alain de 1965 à 1969, après Daniel de 1969 à 1972. Enfin, moi le 30 juin 1976 et bien d’autre encore.
À mon arrivée, j’ai découvert une famille extraordinaire qui m’a accueilli comme leur fils. Tu m’as appris avec Jean le respect, le travail, mais aussi toutes les choses de la vie.
Pour toi, il n’y avait pas de pause, le seul plaisir que tu t’accordais, c’était l’office religieux du dimanche et si tu ne pouvais pas t’y rendre, tu essayais de le regarder à la télévision.
Je me rappelle que tu étais mal lors de mon arrivée, car je n’étais pas baptisé. Alors, tu as tout fait pour que cela se réalise puis, vint le temps de la communion, et là, j’ai vu de la fierté dans tes yeux.
Tu étais aussi très fière d’une personne qui comptait beaucoup pour toi, Coralie ta petite fille de cœur qui n’oubliera jamais sa mémère et qui te ravissait lorsque tu la rencontrais en servant d’autel lors des messes du dimanche sur Brienne.
Je ne t’ai jamais entendu te plaindre, pour moi, tu étais un roc indestructible jusqu'à ce jour où, tu devais venir passer Noël à la maison. Et là, pour la 1ère fois, tu as décliné l’invitation pour partir à ta demande à l’hôpital.
Nous avions bien compris que c’était grave, hélas, il était trop tard, tu étais trop fatiguée trop user. Aujourd’hui, nous sommes tous bien triste, tu nous laisses et tu me laisse avec tous ces souvenirs que j’ai partagé avec toi pendant plus de 41 ans.
On te remercie, je te remercie pour tout, je te dois beaucoup, car sans toi et sans Jean, ma vie n’aurait peut-être pas été celle que je vis actuellement.
Repose en paix
Joël ton fils de cœur
